Olabisi D. Akinkugbe

Olabisi D. Akinkugbe

Diplômé du Doctorat en droit (2018)

Faculté de droit

Université d'Ottawa

 

Biographie

Un appel. Un contact personnel. C’est ce qui a impressionné Olabisi Akinkugbe lorsqu’il s’apprêtait à porter son choix sur une université pour y faire ses études doctorales.

À une époque où le courriel constitue le mode de communication privilégié pour contacter la clientèle étudiante, un coup de fil provenant d’un jeune professeur de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa a permis à Olabisi de décrire ses projets de recherche et d’en savoir plus sur les services de la faculté. Cela l’a convaincu de venir étudier dans la capitale nationale.

« C’était tellement insolite, a déclaré Olabisi. C’était tout de suite très personnel alors qu’on s’attend à des communications plus virtuelles. À partir de ce moment-là, ça a été formidable. »

Ses recherches doctorales lui ont valu l’appui du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Elles portent sur les discussions contemporaines entourant le rôle du droit en développement économique. Olabisi examine le potentiel d’une alliance entre les diverses traditions que ce soit le développement, la politique, le droit ou l’histoire pour comprendre les politiques de développement qui se répercutent dans les contrats et les accords commerciaux.

Le juriste explore comment les différentes conceptions du rôle du droit façonnent l’élaboration des accords commerciaux régionaux en Afrique. Il a basé ses études sur une analyse historique contextuelle de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, une des organisations régionales économiques d’importance en Afrique. Le peu d’examens sur le rôle du droit dans les projets d’intégration économique régionale a contribué, selon lui, à la mise en place de politiques qui entravent la réussite même modeste de ces projets plutôt que de contribuer à leur succès.

« Si nous considérons l’intégration économique régionale africaine du point de vue du droit et du développement en nous attardant à la création et aux réformes de ces organisations, notre attention sur les échecs du régime s’atténuerait, a déclaré Olabisi. Scruter ces regroupements sous une loupe strictement économique ne nous permet pas de considérer le contexte délicat dans lequel ces organisations ont dû évoluer. »

Olabisi est détenteur d’un LL.B. de l’Université de Lagos, au Nigéria et d’un LL.M. en droit des affaires obtenu de l’Université de Toronto en 2008. Il a travaillé comme avocat pour un cabinet spécialisé en transactions commerciales et contrats. Il a également été avocat-conseil pour un partenariat public privé de construction d’une autoroute à péage à Lagos, au Nigéria — la première route du genre en Afrique de l’Ouest — fournissant des avis sur toute une gamme de documents financiers.

Le droit des affaires et le droit transnational ont toujours figuré parmi ses principaux secteurs de recherche. Ils éclairent son enseignement en Contrats, Droit commercial international et Droit et développement à la Faculté de droit de l’Université du Nouveau-Brunswick, où il occupe le poste de professeur adjoint.

« La pratique du droit a enrichi mon enseignement, a indiqué Olabisi. Avoir la possibilité de pratiquer dans un cabinet et ensuite d’avoir travaillé comme juriste-conseil exige différentes habiletés. Je peux maintenant les utiliser au profit de mes étudiants. »

Le doctorant recommande aux nouvelles recrues de tirer avantage de toutes les ressources offertes par la Faculté de droit et de nouer le dialogue avec les collègues.

« Les étudiants ont besoin du soutien de leurs pairs. J’ai eu la chance de faire partie d’un groupe qui était très proche et qui partageait ses idées. Les Études supérieures de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa fournissent un environnement unique avec son dynamique programme doctoral. »

 

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