Kristen Thomasen

Kristen Thomasen

Étudiante au doctorat

Faculté de droit
Université d'Ottawa

 

Biographie

Le recours de plus en plus fréquent des drones risque d’affecter nos vies de mille et une façons. Ils ont la capacité de livrer un colis à domicile, d’espionner nos mouvements de la fenêtre de notre appartement ou de détraquer les paramètres de sécurité des centrales nucléaires. Ils peuvent aussi faciliter l’interception d’un criminel ou nous causer des blessures à la suite d’une défaillance mécanique ou d’une erreur de manipulation.

Malgré toutes ces applications potentielles dans l’espace public, le Canada ne possède pas de cadre réglementaire exhaustif en matière de drones.

Kristen Thomason, doctorante en droit à l’Université d’Ottawa, a décidé d’en analyser l’impact sur la vie privée.

« Comment le droit va-t-il encadrer non seulement la collecte des informations recueillies par les drones, mais aussi le traitement et le partage des données ? », se demande Kristen. « Y a-t-il un risque que cette information soit exploitée indûment ? »

Après l’obtention de sa maîtrise à la Norman Paterson School of International Affairs de l’Université Carleton, Kristen a fait du travail humanitaire pour CANADEM, une ONG basée à Ottawa. Elle se chargeait entre autres du déploiement d’avocats en Afghanistan. C’est cette expérience qui l’a amenée à faire des études de droit.

La Faculté de droit de l’Université d’Ottawa était un choix logique, pour Kristen. Elle était attirée par son programme de justice sociale et aussi par celui axé sur la technologie. Rapidement, elle s’est intéressée aux incidences juridiques liées à la robotique.

« Le professeur Ian Kerr est “la référence au Canada en ce qui a trait au droit et à la robotique. Son enseignement m’a ouvert les yeux sur ce nouveau domaine pour lequel je me passionne aujourd’hui. »

Pendant ses études, Kristen s’est beaucoup impliquée, que ce soit en participant à la création du Programme de mentorat juridique pour les femmes, en faisant un stage au Bureau de la Commissaire à l’information et la vie privée de l’Alberta et en travaillant comme assistante de recherche pour le professeur Kerr.

Une fois son diplôme obtenu, elle a agi comme auxiliaire juridique à la Cour du Banc de la Reine de l’Alberta et ensuite à la Cour suprême du Canada pour Madame la Juge Rosalie Abella, qui est devenue pour elle un mentor.

« Elle m’a inspiré en me parlant de sa propre carrière et en me recommandant de profiter des occasions qui s’offrent à moi pour contribuer à la société. »

Ses conseils ont incité Kristen à s’inscrire au doctorat et à décrocher la bourse d’études supérieures Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherches du Canada en sciences humaines. 

Kristen estime que sa formation doctorale lui a permis de se familiariser avec toutes les facettes de la profession. Tout en menant son projet de recherche, elle a co-enseigné le cours de Droit des contrats avec le professeur Kerr. Elle a également eu l’occasion de collaborer aux demandes de subventions, une compétence nécessaire à tout chercheur.

« J’ai du mal à exprimer toute la gratitude que j’éprouve à l’endroit d’Ian qui m’a prodigué conseils et encouragements tout au long de mes études. Il a joué un rôle crucial dans ma carrière. »

Grâce au supplément pour études à l’étranger Michael-Smith, Kristen a passé l’été 2016 à l’Institut Tilburg pour le droit et la technologie. Elle a examiné comment les Pays-Bas et l’Europe réglementent la robotique et la vie privée.

En janvier prochain, Kristen réalisera l’une de ses ambitions en joignant le corps professoral de la Faculté de droit de l’Université de Windsor où elle enseignera le cours de Droit, robotique et société.

« Je vais concentrer mon enseignement sur les drones et leurs conséquences sur la vie privée dans le but éventuellement d’aborder les technologies innovantes et l’intelligence artificielle. »

Les avancées technologiques obligeront nos députés à légiférer pour protéger nos droits. Les recherches et l’expertise Kristen Thomason leur procureront sûrement des pistes de solutions.

 

 

Haut de page